La forge poétique

*cling clang*

24 juin 2009

Les Aventures du Faiseur de vers Masqué (extrait)

Le rimailleur masqué a évidemment dû fuir la ville et Ena, suite aux sombres prédictions qui gangrènent leur avenir. Mais la Dame de Naldir semble l'avoir suivi dans son exil. L'issue se précise.

LE FAISEUR DE VERS MASQUÉ

J'ai connu aujourd'hui des sentiments étranges :
Par deux fois, devant moi, j'ai vu passer des anges.

Les premiers tournoyaient, là-haut, loin dans le ciel,
Et déformant l'éther jouaient sur l’arc-en-ciel.
C'étaient des chérubins surpris en pleine nage
Qui barbotaient gaiement dans le creux d'un nuage.
Il jouaient et riaient là où la clarté tombe :
Ce dôme de l'éther où nagent les colombes.

Mais le plus beau de tous avait l’habit grenat :
C'était mon doux amour, ma vie, mon sang : Ena !

Horreur ! Malheur sur moi ! Pourquoi me cherchait-elle ?
Ena, pourtant, sait bien quelle étoile cruelle
Plane sur nos deux coeurs et tache notre amour.
J'ai dû, en la voyant, faire un large détour...

Les Aventures du Faiseur de vers Masqué, Acte V, scène 3


Posté par Akedysseril à 17:57 - Créations - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"Un beau jour par les étoiles illuminé,
J'ai entendu chanter un rossignol braisé.
Des plumes de l'oiseau, j'ai écrit un baiser,
Mais jamais mon rimeur vous ne lirez ma toile,
Vous qui me manquez tant et qu'on ne peut trouver.

Connaissez-vous la peur ? L'effroi de ne revoir,
Aujourd'hui ou demain, le rire de vos yeux ?
Mon esprit et mon cœur, tels d'avides miroirs,
Reflètent cet espoir que je ne puis voiler :
Celui qu'un futur soir, vous reviendrez radieux."

Posté par Li², 01 octobre 2009 à 17:53

« Jamais » est un vain mot au regard de vos voeux :
Êtes-vous bien certaine, aimable enfant des dieux,
Qu'un rimeur au vers doux et au coeur amoureux
Puisse ignorer longtemps l'éclat de vos beaux yeux ?

Posté par Le Rimeur Masqué, 08 octobre 2009 à 22:54

(je ne suis pas sûre de mes pieds, de mes syllabes et tout le tsoin tsoin. Pardon si il est laid !)

Ena serait ravie mais Lili ne le peut,
Elle aimerait -si peu !- avoir ce doux plaisir
Pour telle Ena rougir.

Hélas vile est ma vie
Qui à ma joie enlève chacun de ses plis.
Je n'aurais en effet plus le droit au luxe
Malgré mon bien fol et magnifique émoi,
D'entendre vos beaux vers à tous deux. Étant
Incapable même d'ouïr ma propre voix.
Je suis dans un silence profond à présent,

Sourde depuis des mois comme jamais antan.

Posté par Li², 09 octobre 2009 à 15:16

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